Rue des archives de Michel del Castillo

Publié le par Mustango

 

résumé :
Depuis des années, j'enterrais ma mère.
J'imaginais chaque détail de son agonie. Je tentais d'apprivoiser sa mort comme, dans mon
enfance, j'apprivoisais son personnage. En tuant Candida, c'est ma honte que j'aurais voulu supprimer. Non pas la honte de : de la honte tout court. J'ai toujours eu la honte comme d'autres ont la gale. Quand la mort a frappé, j'ai aussitôt ressenti cette démangeaison. Rien pourtant ne s'est passé de la manière dont je l'avais prévu.
Je m'étais longtemps raconté des histoires pour échapper à la nôtre. Naturellement, la vérité du
récit a fini par me rattraper. En me rendant rue des archives, je savais ce qui m'attendait. Une dernière fois, j'ai convoqué les témoins, interrogé les fantômes, suivi les pistes les plus improbables pour constater que l'énigme subsistait. Entière. Je n'ai pas cédé, en rédigeant ces pages, à un sentiment d'urgence, j'ai seulement désiré mettre un point final au texte qui, depuis ma naissance, s'écrit en moi.
 
Del Castillo nous parle de sa mère, une grande exentrique, pas conventionnelle, jamais responsable, toujours à se justifier. Elle a eu 6 enfants de pères différents, dont deux sont morts en bas âge, et les 4 autres abandonnés, ce qui est le cas de l'auteur, ayant servi de "monnaie d'échange" à 9 ans, en 1942...
Del Castillo mène l'enquête : évoque Aldo, un demi frère, élevé par trois soeurs devotes, qui s'était fait publié chez Julliard, et dont Del Castillo découvre l'existence en lisant son livre et en reconnaissant "sa mère" dans les écrits d'Aldo.
Del Castillo, au moment de la mort de sa mère, va faire le ménage chez elle. Elle vivait recluse, dans une saleté incroyable.
C'est l'histoire d'une femme, toujours en fuite.
 
A lire également : De père français de Del Castillo, où l'auteur donne un portrait de son père, qui n'a pas été exemplaire.

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