Les mots de la tribu de Natalia Ginzburg

Publié le par Mustango



Natalia s'attache aux mots, à ceux de sa famille, ceux qu'elle a entendus dans son enfance, les anecdotes.
Natalia parle en fin de compte peu d'elle, mais beaucoup de ses trois frères, de sa soeur, de ses parents, de son père difficile à vivre, toujours en train de s'énerver, de rouspéter. Il ne supportait pas l'annonce du mariage d'un de ses enfants, et s'y opposait toujours de prime abord. Il traitait tout le monde d' "âne" ou d" ânesse". Il avait beaucoup de méfiance pour les gens. On ressent aussi l'inquiétude des deux parents face à l'avenir de leurs enfants.
Elle évoque également le socialisme en Italie, à travers une série d'amis de la famille : les fameux  "conspirateurs", elle évoque également Pavese qu'elle a bien connu, ils travaillaient dans la même maison d'édition, elle évoque aussi son ironie, son suicide.

A lire. Surtout que Natalia est un peu démodé. Un certain nombre de ses livres ne sont plus disponibles en français.

Publié dans Litterature italienne

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