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"Je suis très vague,
Etre vague c'est le bonheur, n'est ce pas,
Etre vague c'est être dans la Mer, la Grande Mer, c'est rouler entre l'infini comme une idée très vague,
Je suis plein d'écume"

Paul Valéry

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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 12:59

Jukebox revient sur certains chanteurs des années 70-80 : Bowie, Léonard Cohen, les Rolling Stones, Phil Collins, Elton John, John Lennon...

C'est vraiment drôle.

 

L'auteur se met en scène, se dessine, rencontrant toutes ces stars. Le dessin c'est "no comment" tellement je suis fan de ce qu'il fait.
Je retiendrai particulièrement les pages évoquant la mode des épaulettes dans les années 80.

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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 12:51

http://2.bp.blogspot.com/-I_JHM5Y1C90/TvtnJAISKwI/AAAAAAAAA3s/LJJryQreSaY/s1600/coccinelles+cherchent+maison.jpg

 

Album reçu grâce à Masse critique. (Merci).
L'objet est très beau et en jette plein la vue. Je l'ai d'ailleurs vu mis en avant dans une vitrine d'une librairie.
Les pages sont foisonnantes d'informations et j'ai trouvé qu'il fallait vraiment s'y pencher pour savoir à quoi on avait à faire (la souche d'arbre par exemple).
Le livre s'organise comme une BD, avec des bulles; on suit le cheminement des deux coccinelles qui cherchent une nouvelle maison. Dans leur quête elles sont aidées par M Balanin, qui leur proposent des biens, tous assez incongrus.

Petit bémol : je pensais que le livre serait adapté à ma petite, mais elle est vraiment trop jeune pour une histoire si longue, elle a donc vite décroché. Peu importe je lui ressortirai dans un an.

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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 12:30

2011 a été une année où j'ai peu enrichi mon blog cependant j'ai lu quand même!

Si ça se trouve 2012 sera beaucoup plus bavard.

 

En 2011 : 71 documents ont été lus dont 37 livres (romans, essais, pièces) et 34 BD.

 

Meilleurs BD :

Les ignorants d'Etienne Davodeau

Le photographe d'Emmanuel Guibert

De l'aute côté de S Schwartz

 

Livres dévorés :

Tragédie à l'Everest de Jon Krakauer

Un long silence de M Gilmore

Limonov d'Emmanuel Carrère

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan

 

Meilleur bouquin 2011 : Limonov

 

Livres que j'aurai dû éviter :

Le garçon qui voulait dormir de Aaron Appelfeld

Les enfants de la veuve de Paula Fox

 

Parmi les découvertes cette année ont a :

G A Goldschmidt (F)

Y Haenel (F)

De Vigan (F)

H Mulisch (hollande)

I Gran (F)

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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 16:21

http://www.decitre.fr/gi/21/9782916681221FS.gif

 

Livre CD reçu dans le cadre de Masse critique, avec Babelio..
Dans les points négatifs : ma fille de 2 ans n'a pas eu l'air d'accrocher, cela dit je vais insister quand même. Elle a plus accroché sur d'autres CD pour enfants.
Peut être ce n'était pas assez dansant à mon goût.
Points positifs : la diversité des reprises (Bobo Léon de Boby Lapointe je ne connaissais pas), une forme d'originalité parce que les autres livres CD pour enfants c'est plus classique. Et pour finir le livre cartonné qui accompagne est beau.

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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 09:12

BD lu dans le cadre de Masse critique chez Babelio.
Ce qui m'a attiré dans le résumé c'est le contexte historique (colonie indochinoise) et le tuteur de Sidoine qui est facteur, (parce que mon arrière grand père est parti en Cochinchine dans la 24° RIC, et qu'avant de partir il était facteur, je trouvais la coïncidence marrante, mais les points communs ne s'arrêtent pas là).
A l'arrivée pas déçue et même j'ai assez envie de lire le tome 2. Tous les malheurs tombent sur la tête de Sidoine, le fils de l'officier, dc de la mère, père qui est loin, nombreux suicides autour de lui, puis internement à la colonie pénitentiaire d'Aniane. Et là, bonne surprise de retrouver l'évocation de ce bagne qui a vraiment existé (les enfants du bagne de Marie Rouanet l'évoque).
Bref j'attends la suite des malheurs ou peut être des bonheurs de Sidoine.

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/7/0/8/9782818905807.jpg

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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 17:19

Grosse déception. Je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai lu. J'espérais que la BD penche du côté fait divers, la BD penchait plutôt du côté de l'amour et de la complicité sur 50 ans de vie commune de ce couple, qui se donne la mort en passant sous un train : on assiste à la rencontre du couple, le mariage, le café...
Le tout est ponctué par des flash-back entre la maison de retraite où ils fêtent leurs 50 ans de mariage et leur vie d'avant, sur fond d'Edith Piaf.
Bref je n'ai pas été touchée plus que ça.

 

 

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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 15:54

"La littérature sur l'attentat manqué contre Hitler du 20 juillet 1944 est très abondante, de même que les biographies sur Claus von Stauffenberg, son initiateur. On sait cependant peu de choses sur le sort des familles des conjurés et sur leur rôle dans cet événement.
Le 21 juillet 1944, Nina, l'épouse de Claus, informe ses deux fils de huit et dix ans que leur père a fait une erreur et qu'il a été exécuté pendant la nuit. Elle ajoute : « Que la Providence protège notre bien-aimé Führer. » Les garçons n'apprendront qu'à la fin de la guerre que leur père était en réalité un héros, et que leur mère a menti pour les protéger.
« La famille Stauffenberg sera détruite jusqu'au dernier membre » déclare Hitler après l'attentat. La Sippenhaft, politique selon laquelle toute la famille était considérée comme complice des crimes ou trahisons commis par un des siens, signifiait que Nina et ses enfants seraient arrêtés,
interrogés, voir exécutés. Nina est effectivement arrêtée deux jours plus tard, et commence près d'un an d'isolement : dans les prisons SS, au camp de concentration de Ravensbrück et dans les hôpitaux."

 

 

Bon livre. On sent vraiment l'envie de la fille (l'auteur) de réhabiliter la mère, c'est à dire l'épouse de Claus von Schauffenberg, celui qui a tenté de tuer Hitler en juillet 1944. La mère de Konstanze était monstrée, par des historiens et dans des films, comme une femme soumise, naïve, ne sachant rien de ce que préparait son mari.

Ce livre nous donne une autre image, une image de femme courageuse, qui a connu la déportation (Ravensbruck), les déplacements incessants, la séparation à partir de juillet 1944 d'avec ses trois autres enfants en bas âge, l'incertitude quant à son avenir, la peur de l'exécution.
On promulgue, après cet attentat une loi, la Sippenhaft, qui permet aux nazis de pourchasser toute la famille de celui qui a commis l'attentat.
Ce livre met l'accent sur l'action de certains allemands qui n'ont pas suivi Hitler aveuglément. Claus von Shauffenberg aurait commencé à se poser des questions sur le régime dès 1938 et la Nuit de Cristal.


Au final on ne peut pas s'empêcher de se dire que d'autres ont connu bien pire : la déportation, des conditions de vie encore pire sur une durée beaucoup plus longue, la mort etc.

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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 10:58

Résumé:

"Lorsque Camille rentre de ses vacances au Canada, tout se précipite :son amoureux québécois (resté sur place)
exerce sur elle une sorte de chantage affectif et l’arrivée des examens n’est pas de nature à la rassurer… S’ensuit
une montée de stress qui va bouleverser à jamais sa vie !
Epuisée, constamment au bord des larmes, Camille découvre le quotidien d’une bipolarité (maniaco-dépression) qui lui donne plusieurs fois envie d’en finir. Elle enchaîne les séjours en centres psychiatriques, au grand désespoir d’un entourage qui a parfois du mal à la comprendre...
Entre euphories passagères, expérimentations diverses et rechutes brutales, Camille tente de retrouver une vie de jeune femme « normale »…"

 

  http://www.marchedulivre.qc.ca/images/9782849531068.jpg

 

 

J'ai beaucoup aimé cette bd, pour plusieurs raisons :

-j'étais à Bordeaux durant la même période (2002-2004 etc), je reconnais certains lieux en ville, la BU de Bordeaux III et IV... Ca me touche de m'imaginer qu'une fille était à deux pas de moi mais dans un tel état de santé.

-On n'imagine pas à quel point cette maladie est un enfer sur plusieurs années. A tel point que ça lui fait foirer ses études alors qu'elle avait l'air douée et bien partie, bref cette maladie modifie complètement son parcours professionnel et son avenir.

- l'incompréhension des proches, avec le fameux "secoue toi!", voire la méchanceté de leur propos.

Bref l'identification marche à plein régime pour moi.

 

JE RECOMMANDE CETTE BD CHAUDEMENT

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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 18:44

résumé :


"Automne 1945, alors que les Alliés se sont entendus pour occuper Berlin et le reste de l'Allemagne, une compagnie de militaires français emmenée par le capitaine Louyre investit le sud du pays.
En approchant de la ville où ils doivent prendre leurs quartiers, une ferme isolée attire leur attention. Les soldats y font une double découverte : une adolescente hirsute qui vit là seule, comme une sauvage, et le corps calciné d'un homme. Incapable de fournir une explication sur les raisons de son abandon et la présence de ce cadavre, la jeune fille est mise aux arrêts. Contre l'avis de sa hiérarchie, le capitaine Louyre va s'acharner à connaître la vérité sur cette affaire, mineure au regard des désastres de la guerre, car il pressent qu'elle lui révélera un secret autrement plus capital."

 

 

http://www.pointsdactu.org/IMG/arton1593.jpg

 

Livre très agréable à lire. Du coup d'ici peu de temps je vais sûrement relire du Marc Dugain (la malediction d'edgar).

L'auteur parvient à nous maintenir en haleine concernant un centre de convalescence qui a été fermé brutalement, et dans lequel la mère de l'héroïne avait été mise.

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Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 14:46
Résumé :
"Carnets de la passagère, c'est le récit de la destinée incroyablement romanesque mais authentique de Sylviane, née à Paris en 1907.
Petite-fille d'émigrés ayant fait fortune aux Etats-Unis, lors de la " Ruée vers l'or ", elle est kidnappée puis cachée sous un faux nom, dans d'austères couvents, jusqu'à dix-huit ans. Ensuite sa mère, Américaine richissime, lui fait mener en Californie une vie mondaine dans l'espoir de la marier. Mais Sylviane rejette ce monde de paillettes et accepte d'être déshéritée pour épouser un modeste étudiant lorrain...
Résistante dans l'âme, Sylviane se distinguera pendant la guerre puis, aux côtés du général Patton, lors de la Libération. "
http://ecx.images-amazon.com/images/I/41pEGcl10IL._SL500_AA300_.jpg
Un parcours exceptionnel.
Au début c'est Cosette, sa mère va acheter des gants avec sa petite de 10 mois, le mari attend devant le magasin, la mère passe par une autre entrée, rejoint la gare Saint Lazare et disparait, direction les Etats-Unis. Déjà on sent le rocambolesque!
La mère n'aura de cesse de cacher sa fille et faire à croire à son ex mari qu'elle est morte naufragée, et vice versa elle fera croire à sa fille que son père est mort naufragé.
La mère s'occupe peu de sa fille, ce n'est pas vraiment son problème.

Sylviane grandit aux Etats Unis, puis dans des pensionnats vers Londres et dans le Gers, pensionnats miteux alors que sa mère pourrait lui payer beaucoup mieux. Mais il faut brouiller les pistes.

Sylviane est privée de tout : de père et de mère d'une certaine manière. Par contre elle n'est pas privée de soirées mondaines, de frivolité, de paraître.
Et puis au milieu d'un tel désastre, un miracle : l'éducation religieuse qu'elle a reçu et qui lui fera prendre pour mari un médecin rencontré à Lourdes, besogneux, honnête, et qui l'embarque à Nancy.

D'un côté belle réussite que de contrecarrer tous les plans de sa mère, de prendre l'exact contrepied de ce "modèle", de devenir quelqu'un d'autre, de bien plus intéressant.
De l'autre elle va s'ennuyer à Nancy, va faire beaucoup d'enfants (7), et va avoir la vie classique de l'épouse qui ne travaille pas et qui élève ses enfants. Là ça fait moins rêver!

On a encore affaire ici à une ogresse, la mère de Sylviane, mère toute puissante, qui veut tout diriger, qui est très égoïste.
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Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 14:15

80 documents lus dont en 2010 :

 

53 livres lus (essais, romans, témoignages, ...) → ça fait quand même un par semaine!

27 BD et romans graphiques.

 

 

Auteurs découverts cette année et à suivre :

 

Régis Jauffret (Histoire d'amour, sévère)

Charles Juliet (l'année de l'éveil, lambeaux)

Karine Tuil (interdit, six mois, six jours)

Jean Claude Grumberg (mon père inventaire, pleurnichard)

Thomas Bernhard (l'enfant, mes prix littéraires)

James Ellroy (ma part d'ombre)

Elisabeth Badinter (le conflit)

Michel Del Castillo (De père français, rue des archives) 

 

En BD :

 

Journal d'une bipolaire, Emilie Guillon
les trois tomes de Rosalie Blum de Camille Jourdy

Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses ou comment j'ai cru devenir libraire de L. Plée

 

 

Les livres a éviter :


Tant que tu es heureuse d'Alma Brami

Cent seize chinois et quelques de Heams Ogus

 

 

Les coups de coeur (inattendus) :


J'arrive où je suis étranger de Jacques Sémelin

Le conflit la femme et la mère d'Elisabeth Badinter

Carnets de la passagère de Alain Louyot

Automne allemand de S Dagerman

Into the wild de J Kraukauer



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Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 07:36

 

résumé :
Depuis des années, j'enterrais ma mère.
J'imaginais chaque détail de son agonie. Je tentais d'apprivoiser sa mort comme, dans mon
enfance, j'apprivoisais son personnage. En tuant Candida, c'est ma honte que j'aurais voulu supprimer. Non pas la honte de : de la honte tout court. J'ai toujours eu la honte comme d'autres ont la gale. Quand la mort a frappé, j'ai aussitôt ressenti cette démangeaison. Rien pourtant ne s'est passé de la manière dont je l'avais prévu.
Je m'étais longtemps raconté des histoires pour échapper à la nôtre. Naturellement, la vérité du
récit a fini par me rattraper. En me rendant rue des archives, je savais ce qui m'attendait. Une dernière fois, j'ai convoqué les témoins, interrogé les fantômes, suivi les pistes les plus improbables pour constater que l'énigme subsistait. Entière. Je n'ai pas cédé, en rédigeant ces pages, à un sentiment d'urgence, j'ai seulement désiré mettre un point final au texte qui, depuis ma naissance, s'écrit en moi.
 
Del Castillo nous parle de sa mère, une grande exentrique, pas conventionnelle, jamais responsable, toujours à se justifier. Elle a eu 6 enfants de pères différents, dont deux sont morts en bas âge, et les 4 autres abandonnés, ce qui est le cas de l'auteur, ayant servi de "monnaie d'échange" à 9 ans, en 1942...
Del Castillo mène l'enquête : évoque Aldo, un demi frère, élevé par trois soeurs devotes, qui s'était fait publié chez Julliard, et dont Del Castillo découvre l'existence en lisant son livre et en reconnaissant "sa mère" dans les écrits d'Aldo.
Del Castillo, au moment de la mort de sa mère, va faire le ménage chez elle. Elle vivait recluse, dans une saleté incroyable.
C'est l'histoire d'une femme, toujours en fuite.
 
A lire également : De père français de Del Castillo, où l'auteur donne un portrait de son père, qui n'a pas été exemplaire.
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